-Non… Je
peux pas… C’est certainement pas à moi de faire ça.
Je peux pas Seb.
Désolé...
Comme un diable dans sa boite, le
châtain se redresse d’un coup, approchant son
visage plissé
par la colère de celui du mannequin qui
déglutit
difficilement face
à cet
homme si beau, si
sexy… Si… Nu ?
-Tu
n’as
pas envie
de moi ?!
Bordel, baise moi
Sam ! Tire ton
coup ! Tu seras le seul, l’unique qui aura pu le
faire !
–J’ai dit non. Arrête maintenant, on
va aller se coucher, t’es à
cran, tu…
L’éclat d’une gifle retentit dans
l’obscurité.
–Je suis
à cran ?
Une autre
gifle retentit.
–MOI
je suis à cran ?!!
T’es rien
qu’un impuissant Samuel, même pas capable de sauter sur un mec lorsque t’en as
l’occasion ! Une merde, une sous merde !
Une putain
de pédale
ridicule et
insignifiante. T’as rien d’un homme !
Sébastien lève la paume pour
enchaîner une troisième gifle de colère pure
mais son
poignet est
arrêté
par une main puissante et brûlante sous la haine que les claques
ont procuré
à son propriétaire. Des doigts enserrent les os de son poignet, se refermant sur sa
chair en une étreinte violente.
D’un coup il se
sent tiré en
avant, et ouvre les
yeux devant un visage
magnifique duquel la colère filtre à grande dose.
Leurs
lèvres
se
frôlent
sans se toucher
tout à fait,
les haleines
alcoolisées s’entrecroisent et s’emmêlent,
formant une effluve
en ébullition entre leurs visages si proches.
Les yeux
étincellent. Les uns de colère, les autres de
désespoir. La respiration de l’un se fait erratique,
on ne peut savoir
duquel tant ils
sont proches,
leurs torses
gonflés par leur essoufflement mutuel, l’un par sa
tirade, l’autre par l’adrénaline de la douleur
dans son visage,
sur sa joue.
Tant est il que ce
souffle se
mue en un
gémissement étouffé à cause de la
souffrance que lui procure son poignet malmené. Le
professeur se mord la lèvre jusqu’au sang en entendant le son lascif qui
résonne dans la pièce, échappé de ses
lèvres entre
ouvertes. Mais
c’est trop tard, la lueur de colère
désespérée qui s’élevait dans
l’œil du mannequin vacille pour laisser
place à une
flamme animale.
Le genre de flamme qui change tout un être en un instant. Sa prise sur le
poignet de son vis-à-vis se relâche de façon si infime que
personne d’externe ne l’aurait remarqué.
Pourtant toute son attitude se
modifie, sa perception également. Tout son corps s’échauffe en un
instant, son souffle
se transforme en un léger râle, ses
pupilles
déjà dilatées par l’obscurité
s’agrandissent encore, sa position dominante devient
chasseresse.
Le jeune professeur
n’est plus
qu’un gibier qui n’aurait jamais du le tenter.
Un gibier qui n’aurait jamais du le croire faible, qui
n’aurait
jamais du
juger son honneur et
son sens
de
l’amitié
pour de la faiblesse.
A présent il est un homme comme les autres, une tentation comme
les autres.
Une chose qu’il aura comme
les autres.
Qu’il possèdera, fera crier et qu’il pleurera
ensuite.
La bouche du châtain devient tentatrice à
ses yeux,
la goutte de sang
perlant à
sa
lèvre
inférieure semble être la seule parcelle de couleur dans la pièce. Les yeux du mannequin en sont
littéralement ensorcelés. Cette goutte, rouge, si
envoûtante…
Il lève
les yeux une dernière fois vers Sébastien qui
le fixe le souffle haletant. « Tu
n’attends que
ça… ».
Alors, sans
lâcher
le
poignet
martyrisé, le
brun s’avance à une lenteur calculée, le
genre de lenteur
menaçante, effrayante…
Excitante.
....
***Pour lire la suite, rendez vous sur
===> .Pensées
d'Absynthe. <===
Désormais TOUTES les majs, de TOUTES mes fictions se feront dessus. Ici je ne laisserais que des extraits.
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Bisous à toutes, je passerais faire un article de fin de blog d'ici quelques jours!***







