Accueil Date de création : 16/12/07 / Dernière mise à jour : 22/06/08 14:48 / 42 articles publiés

Article 5° Histoire  posté le dimanche 16 décembre 2007 22:38

Blog de penseedabsynthe : Pensées d'Absynthe, Article 5° Histoire

Le  jeune  homme  qui m’a  causé  tant de  problèmes se tient là. Adossé à la  porte de  ma  chambre. 
Il est si grand. 
Habillé  tout  de  noir  aujourd’hui. Une  chemise  noire, extrêmement  moulante, évasée  au niveau des  poignets, un jean noir, moulant lui aussi. 
Il est beau…
 
Que  quoi ? J’ai du me  prendre  un coup sur la  tête en plus des  autres. Je  ferme  les  yeux. Je  dois  être affreux  à voir, je  n’ai même  pas  pu aller  me  doucher. La  honte… Bon, arrêtons  d’avoir l’air  pitoyable. 

-Qu’est-ce que tu veux  Miyavi ? Soupirai-je, l’air  faussement calme. 

Il me  sourit et s’avance vers  moi, puis  dépose la  mallette noire sur  le lit. Je  gémis faiblement. Chaque  coup dans  le matelas me fait mal. 
Il relève ses  grands  yeux  noirs  vers  moi. Et  s’installe  délicatement sur  le  lit, le  plus  doucement  possible, puis croise  les  jambes, et  ouvre  la  mallette. 

-Je  vous ai ramené ceci. Je  me  suis dit  que  vous en auriez  besoin.

Je ne réponds pas et  continue de  le  fixer.

-Tout y est, murmure-il comme  intimidé  par  mon regard. Il plonge  la  main dedans et ressort  mon micro oreillette. Il le  met à son oreille percée de  nombreux trous et  me regarde  en souriant. 
-Même votre  joujou

J’esquisse  un sourire vite  arrêté par  un craquement de ma  lèvre. Elle avait  fini par  arrêter de saigner, et  voilà que je  rouvre  la  plaie.

-Et  merde. 

Je  tourne  la  tête vers  la  table  de nuit sur  laquelle  repose  un gant de toilette bleu ciel. Je tend  le  bras  vers  lui mais m’arrête  à nouveau, réprimant un gémissement de douleur. Miyavi s’en empare, pose  la  mallette qui était entre nous sur  la moquette blanc cassé, et  s’avance  vers  moi en douceur. 

Je  le  regarde  étrangement. 

Cet  espèce de  simili mafieux va-il me faire  mal ? Ca  m’étonnerait que ce  soit une  visite de  pure  courtoisie. Il se penche  vers  ma  lèvre  blessée, et  tâtonne doucement  avec  le gant humide. Je  ferme les  yeux. 

Il est bien plus doux  que  Cathy. 
Je  fronce  les  sourcils, qu’est-ce qui me prend  de  penser  ça  d’une  petite  racaille de quartier ?! Il repose le  gant et se  lève en direction de  la  salle de  bain. 
Je  ne  le retiens pas. 
Je  respire  enfin plus  librement. 
Je l’entends fouiller  dans  l’armoire  à pharmacie :

-Vous n’avez  pas  de  crème  cicatrisante Monsieur ? 

Monsieur… Ralala, venant de ses lèvres ce mot prend toute  une  dimension ridicule. Je réponds qu’elle  est dans  le deuxième  tiroir de la commode blanche. 
Il revient  bientôt vers moi, un adorable  sourire  aux  lèvres, et  s’installe cette  fois de  mon côté, sur  le  bord  du lit. 
J’essaie de me pousser légèrement pour lui faire  une  place, mais  gémis à nouveau. Il sourit  et  pose  ma  main sur ma hanche pour m’arrêter.

-Ca va  j’ai assez  de  place

Il prend  de  la  pommade  sur  son doigt, et  l’approche  à nouveau de  ma  lèvre, qui s’est encore  remise  à saigner. 
De sa main gauche il retire le sang, et de sa main droite pose la pommade sur la plaie. Glissant le long de ma bouche étalant la crème avec douceur. J’entre ouvre les lèvres d’aise. Il fait ça avec tant de sensualité. 
J’ai chaud  d’un coup. 
Je bouge un peu la  tête  pour chasser  ce doigt étranger.

-Pourquoi es-tu là Miyavi ?

-Pour  vous  rendre  vos affaires monsieur.

-Tu l’as  déjà fait, alors  pourquoi es-tu encore  là ?!

Je  suis énervé. 
Il me rend  fou ce  gosse. 
Autant il est magnifique, doux et  gentil, autant  il me fait peur. Il est trop présent. 
C’est lui qui m’a  fait  me faire  frapper, et  c’est  lui qui me  soigne  à présent. 
Il m’effraye. C’est un danger pour moi, ainsi que pour Cathy vu qu’a présent  il sait  ou j’habite. 

-Parce  que  c’est ma  faute  ce  qui vous arrive. Donc  je  me rattrape comme  je  peux.

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Article 6° Histoire  posté le dimanche 16 décembre 2007 22:41

Blog de penseedabsynthe : Pensées d'Absynthe, Article 6° Histoire

Miyavi avait  baissé les yeux à ce moment là. Il était gêné de ce qui m’était arrivé ? J'avais du mal à le  croire.

-Pourquoi ne m’as  tu pas  aidé ?

-Parce que je ne peux pas. Vous  m’avez insulté, ils  m’ont défendu. Si je les avais arrêtés c’en était fini de mon règne.

-De ton règne ? 

C’est quoi ça, le  seigneur des  anneaux  c’est un film… Non mais  je  rêve c’est quoi ces caïds  qui se  croient  dans  un ghetto d’Amérique ?! 

Il lève les  yeux  vers moi et  sourit  à nouveau.

-Il faudrait que  vous alliez prendre une douche, le sang séché ne vous va pas  au teint monsieur Gaurnier, murmure-il, toujours  aussi près de moi.

Je  lui explique que je ne pense pas réussir à me  lever. 

Il sourit  encore et  attrape le drap bleu clair de ses  longs  doigts. Il a  les  ongles  longs, et  vernis de jaune. 
C’est joli sur  lui je trouve. 

Il tire le drap jusqu'à mes  pieds  et je  remarque que je suis en boxer. Génial, voilà que  je  m’exhibe devant l’un de  mes élèves.
 Coup de  bol, ce n’est pas  l’un de ceux offerts par Cathy, qui sont  souvent  ornés de petits  chiens « chous ». 
Vu la  tête  qu’il tire, la  vue n’est pas  si horrible que  ça. 

Je  le  vois  même  sourire. Mais  pas  le  même  sourire  qu’avant, un sourire  pervers. 

Je  frissonne, il n’a  pas  fini de m’effrayer celui là. 

Je  me  redresse et m’assois, puis  tente de replier mes  jambes. 
Mon dieu que  ça  fait  mal, mais  je  ne veux  pas  le  montrer  à ce  gamin. Ca  lui ferait trop plaisir. 

Je regarde  mon torse. Couvert de  bleus. Génial. Mes jambes aussi sont en pleine transformation. Demain j’aurais  une  tronche de  schtroumpf. 

Il me  tend  la  main. J’hésite  à la  prendre, mes doigts  sont  ouverts  eux aussi. Ses  doigts  s’avancent et  enserrent mon poignet, sa  peau est fraîche, si douce, ils  tournent autour de mon avant bras et me soutiennent. 

Il passe  son second bras  dans mon dos, je ne  peux réprimer  un frisson. J’espère  qu’il ne  l’a pas  sentit. Même  moi j’en ai honte. Je  pique  un fard, il est tout  contre  moi et  me  soutient. 
J’ai mal partout, je sens  son souffle sur  mon épaule. Il a l’air d’avoir  l’habitude. Je  suis  enfin dans  la  salle  de  bain. 
Il m’abandonne contre  le  lavabo pour  aller  allumer l’eau de la douche, et  ressort la tête. 

-En fait vous  préférez une douche  ou un bain ?

-Un douche,  une  douche, si je me met dans  la  baignoire  je  n’en sortirais pas. 

Je  me  contemple dans  la  glace. 
J’ai du sang partout, mais  je  doute  que  ce  ne  soit  que  le  mien. Comme  s’il m’avait  entendu, Miyavi s’approche de moi, et  regarde par  dessus  mon épaule, le  lavabo on ne peut  plus  nunuche, décoré par Cathy.

La  boucle de sa  ceinture  effleure mon bas  du dos, et  les  mèches  de ses  cheveux me  caressent les épaules. Je  ne  bouge pas. 
Un homme  normal comme  moi, qui plus  est, hétéro, ne réagirait pas à ce  genre  de  contact. Et  même si j’ai étrangement chaud, je refuse de  lui montrer. Il souffle délicatement à mon oreille :

-Vous avez cassé  trois  nez  et  fracturé  deux bras  Monsieur.

-Arrête de m’appeler comme ça Miyavi, c’est presque  moqueur venant de toi. Et si ça  peut  te  rassurer  je  pense  avoir  une  côte  bien abîmée. 

J'esperais  le voir s'éloigner mais  non pas  du tout. Au contraire même.

Il passe langoureusement ses mains autour de moi, et  vient tâter mon torse, je  lève les  yeux  au ciel. 
C’est pas là les côtes. 
Il rit silencieusement de mon agacement. 
Ses  mains  glissent  sous  mes  pectoraux, partent vers l’extérieur, puis  descendent d’un coup sec. Butant  fermement sur  chacune  de  mes  côtes. 
Je  crie. Non mais  ça  va  pas ?! 
Il m’a  fait  super  mal ce  crétin. 
Je me retourne vers  lui, en colère, les  larmes aux  yeux. 
Il pose  sa main fraîche sur ma joue tachée  de  sang en souriant :

-Rien de  cassé  monsieur  le  professeur. Simples  contusions. S’il y en avait  eu des  fêlées vous  seriez  à mes pieds  en ce moment.

Je vous  attend dans  la  chambre, si vous avez  besoin d’aide  appelez  moi.
Sale gosse...

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Article 7° Histoire  posté le lundi 17 décembre 2007 13:50

Blog de penseedabsynthe : Pensées d'Absynthe, Article 7° Histoire
 

J’attend qu’il ferme  la  porte derrière lui, et commence  à me tordre dans  tous  les  sens  pour  retirer  mon boxer.

C’est dur, j’ai mal partout… J’entre dans la douche déjà pleine de vapeur chaude et me glisse  sous  le jet qu’il a allumé d’avance.

Ca  pique. Je  suis  tenté de  ressortir  vite fait mais  je  résiste. Je  ne suis  pas  une chochote. Et puis  franchement  ce  serait  l’affiche que de ressortir  tout  aussi sale  qu’avant. Je  me  frotte  vite  fait le  corps, grimaçant sous la brûlure du savon sur  mes  quelques  plaies et  égratignures. Enfin ça  y est, la  torture  est finie.

Dire  que  la  veille j’adorais  les douches. J’attrape une  serviette  blanche posée  sur  le  meuble.

Youpi j’ai échappé au bleu cucul de  Cathy. Autant  quand  je  suis seul avec  ça  va, mais  là je  me  rend  compte  que  cet appartement est presque  à elle. On dirait  que  je  n’y vis pas.

Je  m’approche du miroir  et  baisse  les  yeux  sur  l’étagère  blanche. Il y a  deux verres  à dents. L’un bleu avec  une brosse  à dent  rose, l’autre rose  avec  une  brosse  à dent  bleue.

Quelle classe.

 

Je  soupire  et  sèche  rapidement  mes  cheveux avant  de  sortir  de la  salle  de  bain.

Miyavi est encore  là, tranquillement installé sur le lit. J’aurais  espéré qu’il me  laisse  tranquille  lui aussi. Pas  que  sa  présence soit  si désagréable  que  ça, mais  il me  perturbe.

Je  ne  fais plus  attention à rien sinon à lui lorsqu’il est là.

Je  me  dirige  vers l’armoire blanche, que  je  déteste, et  l’ouvre dans  l’espoir  d’y trouver des  vêtements doux. Le  grand  brun se  lève  et  s’avance  vers moi.

 

-Que  faites  vous monsieur  Gaurnier ?

-Je  cherche  des  vêtements à mettre. Je  ne vais  pas  rester en serviette toute la  journée, bougonnai-je.

 

J’entend  son rire  cristallin dans  mon dos il s’est encore  rapproché. J’aime  pas  çaaaa.

Il m’attrape délicatement par la taille et me force à me retourner vers lui. J’inspire calmement et le regarde.

-Quoi ?!

Il ne  répond rien et  m’entraîne vers  le  lit. Je sais absolument pas  pourquoi je  me  laisse  faire comme  ça.

Peut-être parce que si je  rechigne  à y aller ce sera  un signe  que  j’ai peur  de  son attitude  on ne  peut  plus  sensuelle et… J’ai pensé ça ? Bon j’abandonne.

Je m’installe sur  le lit, lui attrape  sa  crème cicatrisante, et  l’autre  à l’arnica. Il est mignon, à genoux  sur ces affreux  draps  bleus dont  j’ai honte  quand  je  vois son corps, concentré sur  son tube et  sur mes  bleus, je vois  son front  se  plisser  de  concentration pour  ne  pas  me  faire  mal.

 

 Il a  fini de  s’occuper de  mes  jambes, et pose  une main sur  ma  cuisse  pour  s’appuyer et remonter vers mon torse.

Je réprime  un frisson, je  suis en serviette et  ce  gamin me  touche comme  si j’étais  un de  ses  amis. Il passe  de  la  crème  sur  mes  côtes, ça  fait  du bien…

Ses  mains fraîches  sur  ma peau encore  chaude de  la  douche, de  plus  il est vraiment délicat…

Pas  comme  Cathy. Faut  que  j’arrête de les  comparer  ces deux là.

 

L’une  est ma  petite  amie, l’autre est mon élève et  mon bourreau. Gay en plus  de  ça.

Non je  n’ai rien contre  les  gays, mais  j’apprécie  moyennement  qu’on embrasse  son petit  ami pendant que  je  me fais tabasser  à quelques  mètres  de  là.

En plus  il y mettait de la  passion hein. C’était  pas  le  petit  baiser  innocent, c’était  celui qui fait  frissonner  de la  tête aux  pieds, qui dure  jusqu'à  ce  qu’on ai plus de  souffle. Celui qu’on conclue  souvent  par  une  nuit  torr…

 

-Vous  avez vraiment  un beau corps  monsieur.

 

Je  sursaute  et rouvre  les  yeux, je  les  avais  fermés  d’aise sous  ses  caresses. Heu non. Pas  sous  ses  caresses.

N’importe  quoi mais  pas  ça.

Voilà qu’il me  drague  maintenant.

Un beau corps ? T’as pas vu le tien. Heu non pas  ça.

 

-Cathy l’apprécie aussi, merci.

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Article 8° Histoire  posté le lundi 17 décembre 2007 14:28

Blog de penseedabsynthe : Pensées d'Absynthe, Article 8° Histoire

Alors  celle  là… Neurone  numéro un et numéro deux, félicitations. J’ai jamais  entendu plus  con.

 

Il sourit et  me  regarde, toujours  la  main posée sur mes  abdos.

-Ah oui la  grande nunuche  qui dit  « chou »  à tout  bout  de  champ ?

 

Ca  a  fusé, naturel, discret, cassant. Un peu plus  et  j’aurais  honte  d’elle.

 Je marmonne « Elle-même » absolument  pas convaincu.

-Pourtant  elle  ne s’en occupe pas  beaucoup je trouve.

-Hein ?

-De  votre corps. Vous venez  de  vous  faire  tabasser jusqu'à  l’évanouissement…

-Sympa de  me  le  rappeler.

-…Et elle  se barre travailler, en plus  pour  rentrer  plus  tard  que  d’habitude, vous  laissant dans  des draps hideux, tachés  de  votre  propre sang.

 

Il penche  la  tête  de  côté. Ce  môme  est une teigne manipulatrice… Et  je  tombe  droit  dans  le  panneau. Avec plaisir  en plus.

 

Je ne réponds rien. Il est vrai qu’elle  m’a  laissé dans  l’embarra cet aprem. Et  jusqu'à  ce soir. Mais  c’est ma  petite  amie, je  l’aime, elle m’aime, on s’aime.

 

Il n’attend pas de  réponse, il a  réussi ce  qu’il voulait  faire. Ou pas. Je suis  peut-être  parano.

De ses  longs  doigts  il saisit ma main et  la  pose  sur  sa  cuisse, je l’enlève immédiatement avec un regard  noir.

-Rah ça  suffit  les  gamineries. Vous avez quel age franchement ?!

 

Je  me  fige  surprit. Comment  il me  parle  le  minot ?! Et  voilà qu’il reprend  ma  main, toujours aussi autoritaire, et  la  replace  sur  sa  cuisse. J’ai l’air  d’un con là.

D’ici peu va  y avoir  un crétin qui va  jaillir de  mon armoire  avec  un appareil photo et je  vois  déjà les  gros  titres : « Un prof  tente  de  violer  son élève  pour  se  venger  de  lui ».

 

Mais non en fait  il s’arrête là.

Pas d’attouchements  rien. Je  me  gifle  intérieurement pendant  qu’il me  passe  de  la  crème  sur le  bout  de mes  doigts  ouverts.

Quel con je  fais.

Ce  n’est pas  parce  qu’il est gay qu’il va  sauter  sur  tout  ce  qui bouge.

Il veut  me  mettre  de  l’arnica  dans  le  visage.

Pas  question ça  pue.

Je  tourne  la  tête pour  y échapper. Il se  penche vers  moi en riant.

-Arrêtez  de  faire  l’enfant !

Qu’il est beau quand  il rit, on a  l’impression que ses obligations  de  chef  de  quartier  s’évanouissent  et  laisse  place au jeune homme  insouciant  qu’il devrait  être.

Qu’il soit  beau d’accord.

Mais  je  ne veux  quand  même  pas  de  cette  crème. Je  sourit  et  tourne  une  nouvelle  fois  la  tête. Il m’amuse.

-J’aime pas l’arnica. Miyavi arrête  d’insister !

-Vous allez  garder  longtemps  ce  cocard si vous ne faites rien.

-He ben tant pis !

Il se  penche  encore  pour atteindre ma  joue, perd l’équilibre et s’appuie sur mon épaule. Je bouge  encore  trop.

Il n’arrive  à rien. Finalement il s’installe  à cheval sur  moi. Et  bloque  ma  gorge contre le mur avec son avant bras.

Je  peux plus bouger c’est bête.

Son visage est  à moins d’un centimètre du mien.

-Miyavi, descend de là. Je suis  ton prof je te le rappelle.

-Non je suis bien ici.

Il bouge  lentement  au dessus de  moi, pour  me montrer  que  la  place est confortable. J'en doute pas  tiens...

Je  le  menace, ça  ne  me  fait plus  du tout  rire. Je suis  même  en colère. C’est vrai qu’il n’a  pas  fait  grand-chose, mais je  suis  assez  troublé  comme  ça. Et  mon élève est en position cavalière  juste  au dessus de  mon sexe  qui commence  à réagir.

-Miyavi, je  suis peu être  blessé mais  je  peux encore  te sortir  de cet  appart  à grands  coups  de  pieds  au cul. Maintenant  va t’en. Tout  de suite.

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Article 9° Histoire  posté le mardi 18 décembre 2007 10:02

Blog de penseedabsynthe : Pensées d'Absynthe, Article 9° Histoire

Je  suis  seul. Assis  sur  le  bord  du lit, là où quelques  instants  plus  tôt Miyavi se  trouvait.

Le soleil filtre entre les  stores en bambou, éclairant les draps bleus  tachés de sang. Je  tiens ma  tête  entre  mes  mains, c’est affreux de ne  pas  savoir  ce  que  l’on veut.

C’est affreux de  ne pas  savoir ce  que  l’on est. Serais-je  bisexuel ? Après tant  d’années  à n’avoir  connu que  des femmes ?

 C’est peu probable.

Pourtant j’étais  attiré  par  ce  garçon. Il doit  avoir  quoi… 20 ans ? J’en ai 26.

C’est bien, ma  conscience  a déjà un poids en moins, je  ne  suis  pas  attiré  par  beaucoup plus  jeune  que  moi. Et  puis, vu comme  il est beau, n’importe  qui l’aurait avoué. N’importe qui aurait  pu être  attiré par  un jeune homme  comme  lui.

Oui n’importe  qui.

 

C’est bien je  me  suis  auto convaincu, mes  deux  neurones ont  cessé de se faire  la  guerre, avec  un peu de  chance  ils  m’en pondront  un nouveau sous  peu.

 

Je  me  lève et  me  dirige  à pas  lents  vers  là cuisine. Il y a  encore  du café.

J’attrape un mug bleu ciel, le  remplit et  le met  au micro onde. J’ai encore  mal partout, mais  il faut  bien avouer  que  ce  beau brun a des  doigts magiques.

Je  sors le  café  chaud  et  m’installe  sur  l’une  des  chaises. Je  m’ennuie. Depuis qu’il est partit j’ai l’impression que  cet appart est vide  de  vie. Fait  pour  une femme et  non pour  un couple.

C’est vrai ça, je  n’ai jamais aimé  le  bleu, et tout est dans les tons pastel. Bleu, Jaune, rose, ah tiens bleu ça  faisait longtemps…

Un peu plus  et  on pourrait  mettre  une  tapisserie Bisounours. (lol Word  connaît  pas  Bisounours, il propose  Bistouquette).

 

Je  finis  mon café et retourne dans  la  chambre pour  retirer  les  draps tachés. On croirait  qu’on y a égorgé un porc. En plus la  courte bataille avec Miyavi a  finit de les  froisser. Je  les  jette  à la  poubelle avec  un sourire  de  victoire, bien vite  stoppé par une  douleur dans  la  mâchoire. Mais  l’intention y est, j’ai sourit.

Ce  gamin m’a fait revivre. J’ai l’impression d’ouvrir les yeux sur  le  monde  qui m’entoure.

Cathy fait tout  ce  qui lui chante  sans  se  soucier de moi.

D’ailleurs  elle  vient de rentrer, j’entends le bruit de ses talons aiguille dans l’entrée. Quel est l’intérêt de  porter  de  si hauts talons pour  aller  épiler des vieilles poilues ?

 

-Mon chouuuhouuuhouu ! Je suis rentréééééée.

Ah oui ? Je suis étonné, je ne t'ai pas entendue -____-".

Désespérante.

Je laisse tomber lourdement ma  tête sur la table de fatigue.

 

-Choupinou ? M’enfin tiens  toi droit  un peu. Et  puis c’est quoi cette tenue ?

Je me redresse blasé. Elle n’attend pas de réponse je le sais. De toute façon je pourrais  bien l’insulter qu’elle s’en moquerait royalement.

-Regarde  mon lapin ce que  j’ai acheté pour la  salle de bain. C’est chou non ?

Je  baisse les  yeux sur  un affreux tapis de sortie de bain, style vache, avec d’immondes taches noir et blanc, et  de  petites vaches  qui courent sur le  rebord.

-Non c’est pas  chou, c’est moche ça.

-Je savais  que  ça te ferais plaisir mon choupinet.

Je soupire.

-Cathy ?

-Oui ?

-J’ai dit que c’était  MOCHE, je n’en veux pas.

-Mais  je  l’ai acheté en solde, on ne peut plus l’échanger, c’est bête hein ? Riait-elle, ravie de son coup bas.

-Oui  et  bien dans  ce cas  tu peux  directement le mettre  à la  poubelle, marmonnai-je, accoudé sur la table, le visage dans  ma  main.

Elle  ne  souriait plus  à présent. Je voyais  à son visage qu’elle cherchait une possibilité de garder cette horreur.

-Je l’ai acheté avec ton argent. Ce  serait dommage de gaspiller.

Elle claqua ma carte bancaire sur la table, comme  un avocat déposerait une  nouvelle  pièce  à conviction devant un juge. Manque de bol pour  toi ma  jolie, le  juge  est de  mauvais  poil.

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