Accueil Date de création : 16/12/07 Dernière mise à jour : 22/06/08 14:49 / 42 articles publiés
 
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Article 1° Présentation  posté le dimanche 16 décembre 2007 20:49

/!\ BLOG FERME SUITE DE L'HISTOIRE SUR:

Pensées d'Absynthe

//////////

Encore  un blog  qui s'ajoute à la liste  des nombreux  blogs  pour "adultes". 


Ici le contenu sera  peut-être  plus  sombre.

(ou pas)
J'ai juste  envie  de tenter la  chose.

Pour  voir  ce  que  ça  fait d'écrire des  choses  que  bon nombre  de  lecteurs liront  en rougissant. Et  surtout  de voir  si j'y arrive.

Hi. Hi.
Bref  vous êtes  prévenus. Il y aura des  ratés  de  toute  manière ^^. 


Bonne  lecture  à tous.
Et  bon courage  à moi!

Pour  information j'ai deux  autres  blogs  en cours:

Dainsleifin

et

Douceurs

 

Bon comme dit, ça  sera  du Yaoi, ames  sensibles, ames stupides, et  ames  trop exigeantes s'abstenir.

 

Soit  dit en passant, faire  la présentation d'un blog c'est marrant  une  fois. Après  ça  lourde. ( )

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Article 2° Histoire  posté le dimanche 16 décembre 2007 22:20

Six heures  du matin. 
J’ai les yeux irrévocablement grands ouverts. Le réveil n'a  pas  encore  sonné, et  je  le  fixe longuement, priant  pour  qu'il se  dépêche. Il y a  une demi heure  encore, je  regardais patiemment le plafond, étudiant toutes les fissures de  mon nouvel appartement plutôt délabré. Mais  là.... Là je  ne  tiens  plus.

C’est aujourd’hui.

Premier  jour  de  cours en fac de  lettre.

Premier  jour  ou je me  retrouverai devant  deux cent étudiants plus  intéressés  par  la  manucure  ou la  mini jupe  de  leur  voisine  que  par Hobbes.

Je  soupire, remontant les  draps  bleu clair jusque mon menton. C’est Cathy qui les a  choisis  ces  draps… J’aime  pas  franchement  le  bleu, mais  elle  trouvait  que  c’était  beau. Alors  ok, de  toute  manière  je  ne vais pas  râler pour  des  draps.

Avant  hier je suis allé  à la  faculté, pour préparer mon cours, déposer mes  affaires, et faire  connaissance.

Ils  sont  mignons les  collègues. Super  rassurants j'ai trouvé. A mon entrée  dans  la  cafeteria, ils m'ont  tous  regardés, chacun son mug  de  couleur entre les  mains, attendris ou sadiques, je  ne  saurais  le  dire:

-T'inquiète pas va, le  premier  jour c'est le  pire. Soit  tu t'affirmes, soit  tu peux d'ores et  déjà changer  de fac. 
Tous  là en rond autour de  moi, souriant hypocritement. Je  me sentais  petit... Petit...

Pourtant  je  suis  grand. C’est un comble. Je  les  dépassais presque tous, un mètre quatre-vingt cinq, il y en a que  ça agace, moi j’apprécie. 
D’autant  plus que  ma petite  amie est ce  que  l’on appelle  une perche. Un mètre quatre-vingt trois. Blonde, yeux  bleus, anglaise installée  en France  depuis  peu. Je  me tourne vers  elle, elle  semble encore dormir. 
C’est vrai qu’elle  peut  commencer  tard, quand  on est esthéticienne, on n’a pas  de  clients  à huit heures du matin en général. Je la contemple puis glisse  ma main dans  ses  cheveux, écartant des  mèches  de  son si beau visage. Elle  ouvre  lentement les yeux, et me fait  un grand  sourire :

-Bonjour  mon choupinou, tu es stressé ? C’est chou !

Chou… Oui chou. On va  dire ça. Ce  mot, je  tuerai bien l’abruti qui l’a  inventé, car depuis  que Cathy l’a entendu elle ne le lâche  pas  d’une  semelle. Si elle  pouvait  le  mettre  trois  fois  dans  la  même phrase  je crois  qu’elle  n’hésiterai pas.

Je la regarde  et  sourit. Mon réveil sonne  enfin, je  dois  me  lever. D’un coup j’en ai nettement moins envie. Allez  du nerf, je me dirige  vers  la  salle  de  bain et me  glisse  sous  la douche bien chaude.

J’aime  bien cette  douche, j’aime  bien cet  appart. C’est  sympa  ici en fait. Cathy a accepté  de  me  suivre  jusque ici, je  ne connais  absolument pas la ville, elle  non plus  mais  on est jeunes. Il faut  vivre. 
Je  sort  de  la  douche après  quelques minutes, attrape  une serviette et la noue  à ma  taille avant  d’effacer  la  buée sur  le  miroir. Je  secoue rapidement  mes cheveux châtain clair  en pagaille. Un petit  clin d’œil vert  à mon miroir et  je  part  m’habiller.

Après  tout  ce  ne  sont  pas  des  petits  gamins boutonneux qui vont  me faire  peur !

-Après  tout  mon chou, ce  ne  sont  pas  des  petits  gamins chous qui vont te faire  peur  hein ?

Des  fois je me dit  que  nous  sommes  vraiment  sur  la  même  longueur d’ondes elle et  moi. Presque trop, c’en est inquiétant par moments. Je  soupire et  m’installe  face  à ma  petite Cathy, qui  me  regarde en souriant  avec  son visage  de poupée de  porcelaine. Je regarde  ma  montre, sept heures et demie. 
J’attrape ma  veste de  costard et  dévale les escaliers de  l’immeuble sans  oublier de  dire  au revoir  à Cathy, car si je  l’oublie, j’ai droit  à une semaine de silence radio. 
Je traverse  rapidement mon petit quartier assez  mal famé, passe  à côté  d’un grand parc que je n’ai encore jamais visité, et  arrive  enfin devant  ma  fac.

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Article 3° Histoire  posté le dimanche 16 décembre 2007 22:24

J’entre  dans  mon amphi, une  grande  partie des élèves  sont  déjà là, installés. J’avais  oublié que  c’était  aussi grand. Je  m’avance  jusqu'à  mon immense  bureau et  pose lestement ma mallette dessus.

Certains me regardent bizarrement. C’est sur je  suis  jeune  pour  être  professeur, mais  mon diplôme je l’ai, et j’ai les  qualités requises pour enseigner. C’est peut-être  mon style vestimentaire  qui leur fait cet effet. 

Les  filles  gloussent par petits tas, et j’entends de ça de  là des « Oua le  beau gosse ». Ca  fait toujours  plaisir  et  ça  met  de  bonne  humeur. Je sourit  faiblement  et  retire  ma  veste  que  je  pose  sur  le  dossier  de  ma  chaise, en dessous, un simple  t-shirt kaki avec quelques dessins tribal dessus. Plus  bas  un jean bleu clair assez  ample, tout  ce  qui a  de  plus  décontracté.

Je  sais  qu’au anciens  ça  plait  peu, mais  les jeunes  eux  se  sentent  à l’aise  avec  moi.

Je  mets  en place mon dossier  d’introduction power point. La première  image représentée est mon nom ainsi que l’intitulé de  la  matière.

Je branche  mon petit  casque micro, et  l’accroche  à mon oreille.

J’ai toujours adoré  ces  trucs  là, on peut  régler  le  volume  en fonction du brouhaha  de  la salle, et  en plus on a  la  même dégaine  que  les  conseillers lessive  dans  les publicités pour Omo, Bonux etc. 

Je commence  à parler  une fois  que  le  silence  est total. C’est mignon c’est toujours comme  ça  le  premier  jour. Tout  le  monde  est intimidé, on ne sait pas  si le  prof  est du genre sympa, ou du genre  à noter  les vilaines têtes  pour  pouvoir  les  saquer  lors des TDs. Je  m’en souviens  encore.

Je  souris, il faut  sourire, j’ai de  jolies  dents, à quoi bon les  cacher. 

-Bonjour  à tous, bienvenue dans  mon cours d’histoire des auteurs. Ici vous appr…

Je  suis coupé  par  l’arrivée plutôt  bruyante  de  trois autres  élèves. Une  espèce  d’armoire  à glace, habillée comme dans les vitrines de  mode  pour  tectoniqueurs, un petit plus  trapus, aux  cheveux décolorés presque blancs, et  un plus grand. 
Très grand même. 
Elancé, de  longs  cheveux noirs de jais attachés en un chignon duquel de longues mèches s’échappaient. 
Toutes les filles le  suivaient des  yeux. 
C’en était fini de mon heure  de gloire, car  je devais  bien l’avouer, cet  asiatique était  absolument  magnifique. J’appuie ma tête  sur  ma  main d’un air on ne  peut  plus patient, et  attend  que  le  bruit  cesse. 
Mais  ils n’ont  pas  l’air  de  vouloir  s’asseoir. 
Le beau brun sort nonchalamment un papier  chiffonné de son sac, le  retourne mainte  et  mainte fois tout  en faisant osciller son corps au gré de ses mouvements. 

Je l’observe, blasé. 

Il relève les  yeux vers moi :

-C’est  ici le  cours… Il rabaisse les  yeux vers sa feuille. D’histoire des auteurs ?

Je  cligne  des  yeux et  inspire  calmement. Une  des  minettes  en chaleur se charge de répondre à ma place, il me regarde  à nouveau, sourit, et me remercie avant de faire  demi tour et de ressortir du cours. Je murmure :

-Pas  gonflé  celui là.

Manque de  bol mon micro porte, l’armoire  à glace se lève rapidement, et dévale les  escaliers dans  ma  direction. J’arrache rapidement mon oreillette et franchi moi-même les derniers mètres qui nous  séparent. Ne jamais  montrer  qu’on a peur. Je  suis  plus  grand  que  lui, cette  pensée  me fait  rire. 
Je m’approche de  lui, sûr de moi :

-Il y a  un problème  jeune homme ?

-Tu  parles autrement de Miyavi ou ça  va mal se  passer  entre  nous !

-Ca  va  mal se  passer  entre  nous ? Sors d’ici tout  de  suite  mon petit, ça  ne se  fait  pas  de  menacer les gens.

-Vas y mais  toi jv…

-Dehors j’ai dit, vas t’en ou je vais  m’énerver pour de  bon.

Le  garçon me regarde en reniflant vulgairement, tourne  sa  casquette mode américaine, verte et blanche, et  remonte lentement les  escaliers. Moi je  file  m’installer à nouveau derrière mon ordinateur, et reprend mon cours, sous  les regards admiratifs  de  mes élèves.

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Article 3b° Histoire  posté le dimanche 16 décembre 2007 22:27

La  journée  s’achève. Je  sors du bâtiment en remontant  le  col de ma veste. Je  suis content, mis  à part  cette petite incartade avec  les  deuxièmes années  ce  matin, la journée  a été bonne. Mes  autres  classes et  TDs sont adorables et travailleurs. 

Miyavi quant  à lui, est revenu au bout  de trois quarts d’heure, et s’est installé tout  aussi bruyamment que la première  fois. 
J’ai continué  mon cours sans m’interrompre et sans le quitter des  yeux jusqu'à ce qu’il soit  assis sur  sa  chaise, et  qu’il ai sortit ses affaires. 
Ensuite  je  l’ai superbement ignoré pendant l’heure et quart qu’il me restait. Cependant lui ne  me  quittait pas des yeux. Je sentais son regard suivre le  moindre de mes mouvements. Il n’écrivait pas, il n’écrivait  rien. Il semblait se foutre superbement de mon cours, et ne faisait que me fixer. 

Bien entendu, les filles aussi me fixaient, mais  elles, elles  notaient aussi. Et ne restaient pas  bloquées sur mes  pectoraux saillants sous  mon t-shirt. Je regrettais d’un coup d’avoir mis celui là. Prochaine fois  je  porterais un gros pull tricoté par Cathy. 
Et  dieu sait  qu’ils  sont laids.
 
Mon cours s’est terminé, j’ai donné un petit devoir de rédaction et de recherche pour pouvoir me rendre compte du niveau global. Miyavi est  partit  dans  les  premiers, je doutais  qu’il ai noté  quoi que  ce  soit, mais j’étais  vraiment  soulagé qu’il s’en aille. 

A présent  je  marchais, il était  vingt  heures dix. J’étais  très  pressé de rentrer, le mardi étant ma  plus  grosse  journée de la  semaine. C’était  le seul jour que je finissais aussi tard. Je  passais  à grands  pas  près  du parc, contemplant les  arbres. 

J’irais  courir là le matin désormais. Il était  vraiment beau. Je souriais, j’allais  me  plaire dans  cette  ville. Il ne  me restait plus  que  quelques rues  à parcourir avant d’arriver chez  moi, et de passer les  pieds  sous la  table. Bien sur  je  n’étais  ni esclavagiste  ni macho, mais  Cathy et  moi avions convenu que le mardi soir je ne ferais jamais  rien. Et  cela  m’arrangeait. 

Au coin d’une  ruelle  je  tombais sur  un petit  groupe de  jeunes auquel je ne prêtais pas plus attention que cela.

-Hey Gaurnier !

Je  me  fige  et  me  retourne. C’est bien mon nom. Sébastien Gaurnier. 

J’esquisse  un sourire en espérant tomber sur  une vieille  connaissance, mais  mon sourire se fige  rapidement. C’est l’armoire  à glace  qui vient de me reconnaître. Génial. 

Quelle poisse. 
Je  l’observe, lui fait  un geste de  la  main, et  m’apprête à repartir. 

Mais il semble  ne pas  en avoir décidé  ainsi, ses amis  se  lève des  marches sur lesquelles ils étaient installés, et  s’approchent de moi. Seuls deux restent adossés au mur de  l’immeuble. 

Deux hommes passablement occupés  à s’embrasser  goulûment. Je reconnais Miyavi dans les  bras  d’un autre  homme. Le  lève les sourcils. Tiens  donc… Ca m’aurait étonné. 

On me  pousse  brutalement en arrière.

-Tu mates quoi là sale  con ?!

-Parle  moi autrement gamin, si tu veux réussir  ton année c’est pas  en tapant sur tes  profs  que  tu y arriveras.

-Moi te taper ? Il éclate  d’un grand  rire  gras. Mais  je ne vais pas te taper mon lapin. Jvais  te  massacrer.

Un premier  s’approche  et  m’envoie  son poing  en plein visage, je réponds en lui ruinant son petit  nez d’un grand  coup de  tête. Ils me  plaquent  contre  le  mur. 

Trop nombreux, ça  ne sert  à rien que  je  me  défende. Pourtant  je  ne résiste pas  à l’envie de  briser  quelques nez, et  bras  au passage. Les  coups redoublent, je le sens. Mon visage  se fait humide, je ne  vois  plus  grand  chose. 

Je  lève  les yeux  vers  Miyavi, il est toujours adossé  au mur d’en face, mais  à présent  il me  regarde. Quelle classe, il ne  bougerait pas  d’un poil pour  m’aider. 

Mais  j’y pense, c’est lui que  j’ai insulté, c’est peut-être  lui qui a  ordonné ça. Les  coups  continuent, il est toujours  dans  les  bras  d’un grand japonais, il me  regarde. Je ne dois  plus  avoir  fière allure. 

Il me fait  un sourire, un magnifique  sourire  qui me réchauffe  le  cœur  tandis que  je  me  laisse  glisser  à terre.

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Article 4° Histoire  posté le dimanche 16 décembre 2007 22:30

Une  heure  du matin je  m’éveille. 
Allongé dans  une  autre  petite ruelle. Je  ne  sens  plus  mes muscles, ni mes  os d’ailleurs. Je  ne  vois pas grand  chose, le sang  a  séché sur mes  paupières et me les colle. Ha, c’est la  pluie  qui me  réveille. 

Ca fait  mal, chaque goutte qui tombe  sur  mon corps  endoloris  me fait  penser à un coup de  marteau. Il faut  que  je  me  lève, ça  serait  con de  tomber  malade. Et  Cathy qui doit  s’inquiéter. La  pauvre… Je  me  lève  avec  difficulté, et  commence  à marcher. Je  n’ai plus  ni veste, ni portable, ni mallette de cours. 
Tous mes  cours étaient dedans. 
C’est malin… 
Je me  traîne avec  difficultés jusqu'à ma porte. Grimpe  ou plutôt  escalade  mes escaliers, la  porte  de  l’appartement  est juste  là. 

Je  me  sens  mal… J’ai mal… 

Et  merde  j’ai la  tête  qui tourne. Je m’étale  lamentablement contre la porte. C’est tout  noir  je  vois plus  rien. Pourtant  j’aimerai bien ordonner  à ce  fichu corps  de réagir… Mais  rien n’y fait.

La  porte  s’ouvre, et  je  me laisse enfin aller. 

Le lendemain je  me réveille  dans  mon lit. Les  draps bleus  sont  tachés de sang. J’ai des  pansements partout, et  j’ai mal. 
L’impression d’être passé sous  un 38 tonnes. Je  veux  me  redresser mais  je  gémit et  me rallonge. Cathy m’a  entendue, elle  arrive dans  la  chambre l’air  inquiet.

-Il vient  enfin de se  réveiller. Non je  doute qu’il puisse  travailler  aujourd’hui. Non pas  de  la semaine  même. Je  vous recontacterai. Bien merci, bonne  journée  au revoir.

Elle  arrive  vers  moi et  s’installe  sur  le  bord  du lit.

-Tu m’as fait très peur  mon chou. Que  t’es t’il arrivé ?

Je la regarde  patiemment. Elle  glisse sa main dans  mes cheveux. Je  ne peux pas  lui dire  que  ce  sont mes  propres élèves qui m’ont  fait ça.

-Je ne sais plus ma chérie. Désolé.

Elle  me  sourit tendrement.

-Je dois  aller travailler, je reviens  entre  midi et  deux. Je t’aime.

-Oui moi aussi je t’aime.

Elle part  en claquant la porte. Je  me retrouve seul. Je  me  laisse  aller  à pleurer, j’ai mal partout  dans mon corps… Qu’elle affreuse  sensation. 

Midi. J’ai fini par  m’endormir, et  Cathy vient de rentrer. 
Elle essaie de me faire  avaler  un potage. 
Je n’ai jamais aimé les potages. Autant que ses pulls d’ailleurs. 

Qu’elle est pot de colle ! 

Elle ne me lâche pas  d’une semelle. De  toute façon je  ne  risque pas  d’aller loin, je n’arrive même pas à m’asseoir. Elle  me  parle, elle  me  soigne, moi j’aimerai seulement  être seul pour  laisser  couler  mes  larmes. 

J’ai eu peur, j’ai encore  peur. Je ne peux pas  faire cours. 

Je n’ai plus  rien, et en plus  l’armoire  à glace et  Miyavi seront présent  une  bonne  partie  de  l’année. Je  vais  devoir  les croiser  presque  tous  les  jours. Je  n’imagine même pas  en amphi comme  ils feront  les  fiers. Et  en TDs… 

J’espère ne pas les  avoir  avec  moi… 
Elle  commence  bien ma carrière de prof tiens.

-Chou tu m’écoutes ?

-Oui bien sur ma  chérie, continue.

Bien sur  que  non je  ne  t’écoute pas, tu parles toute  seule  depuis  un quart d’heure. Je  viens de me faire  tabasser et  tu me  parles de la nouvelle cire de ton institut. 

Pitié  faites que  n’importe  qui, n’importe quoi me  fasse  échapper à ses histoires.
 

La  sonnette  de  l’entrée  retentit, Cathy se  lève  pour aller  ouvrir tout en râlant sur le fait  qu’elle  n’ai pas  fini de  me  conter ses histoires de  poils.

J’entend  des voix, celle de  Cathy surprise, et  une autre, plus chaude, rassurante et  pourtant extremement sèche avec ma petite  amie. 

Ma  jolie  blonde  revient et  ouvre  la  porte de la chambre :

-Chou, regarde, y a  un bout  d’chou de  ta fac qui t’a ramené quelques unes de tes affaires ! Si ce n’est pas trop chou ! Je vous  laisse  moi je  suis  déjà en retard. Ah heum chou, je  finis à 18heures  ce  soir mais  je  ne  serais  pas  rentrée  avant  vingt  heures, je vais  boire  un verre avec  des  amies. Repose  toi bien.

Je  ne réponds pas. 
Je  suis estomaqué. 
Elle  s’en va et  laisse  place  à… 

Miyavi. 

Dans  ma chambre. 
Son éternel sourire  aux  lèvres.

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